Les origines de la Légion étrangère
La tradition du service étranger est étroitement liée à l'histoire de l'Armée française.
De la "Compagnie écossaise des Gardes du Corps du Roi" aux régiments suisses de la Garde royale de la seconde Restauration, les étrangers ont servi les armes de la France avec "Honneur et Fidélité". Cette devise est d'ailleurs apparue pour la première fois sur les drapeaux des régiments suisses de l'Ancien Régime sous sa forme originelle: "Fidelitate et Honore".
En 1791, au moment où les régiments étrangers vont être dissous ou amalgamés, les soldats suisses, allemands, irlandais, suédois et liégeois composent le tiers de l'Armée royale.
Sous le 1ème Empire, les contingents étrangers grossissent les rangs de la Grande Armée.
C'est en 1805 qu'est créé le Régiment d'Isembourg (Isenburg) qui deviendra 2ème Régiment étranger en 1811. Son recrutement est originellement composé d'Allemands et d'Autrichiens.
Ses bataillons seront engagés en Italie, sur l'île de Corfou et en Espagne. En 1813, les 1er, 3ème et 4ème bataillons du 2ème Régiment étranger comptent: 406 ressortissants de la Confédération du Rhin (Allemands), 321 Autrichiens, 241 Russes, 221 Prussiens, 216 Espagnols, 117 Français, 105 Polonais, 55 Italiens, 31 Tartares, 19 Suisses, 12 Hollandais, 11 Suédois et 4 Danois.
En 1815, le 2ème Régiment étranger de la Grande Armée est transformé en une Légion royale étrangère qui devient, en 1816, Légion de Hohenlohe, puis, Régiment de Hohenlohe, en 1821. Le 5 janvier 1831, tous les régiments étrangers sont dissous.
Le 10 mars 1831, la loi autorisant la création d'une Légion étrangère est signée par le roi Louis-Philippe. Dès août 1831, La Légion est envoyée en Algérie où elle prend une part active à la conquête.



