Opération FORPRONU (BOSNIE) 1993
Observation...
Brancardage de blessé
Operation Turquoise (Rwanda 1994)
L'opération Turquoise est une opération militaire organisée par la France au Rwanda à la fin du génocide au Rwanda. Elle est dirigée par le général français Jean-Claude Lafourcade. C'est une opération de l'ONU décidée par la résolution 929 du Conseil de sécurité. La résolution 929 précise : "...donne son accord à ce qu'une opération multinationale puisse être mise sur pied au Rwanda à des fins humanitaires jusqu'à ce que la MINUAR soit dotée des effectifs nécessaires. " Elle doit être "...une opération temporaire, placée sous commandement et contrôle nationaux, visant à contribuer, de manière impartiale, à la sécurité et à la protection des personnes déplacées, des réfugiés et des civils en danger au Rwanda" Opération de l'ONU comme la Minuar, le statut de l'opération Turquoise lui donne plus de moyens militaires puisqu'il se réfère au chapitre VII 1 de la Charte de l'ONU (Action en cas de menace contre la paix, de rupture de la paix et d'acte d'agression), contrairement à la Minuar qui relève du chapitre VI 2 (Règlement pacifique des différends).
Le déroulement de l'opération
Le lancement le 22 juin 1994. Cette opération fut conduite à partir du Zaïre. L'ordre de mission de Turquoise du 22 juin 1994 stipule que l'armée française doit pénétrer au Rwanda à partir de Gisenyi, au nord-ouest du Rwanda, et par Cyangugu au sud-ouest du Rwanda. L'objectif affirmé est de protéger, dans une "zone humanitaire sûre", les "populations menacées" aussi bien par le génocide que par le conflit militaire entre le FPR et le gouvernement intérimaire rwandais. Aucune hiérarchie n'est établie entre les personnes menacées par le génocide et celles qui sont menacées par les effets collatéraux du conflit armé. Elles étaient assimilées aux deux parties d'un conflit militaire. Le génocide était donc perçu comme un phénomène collatéral de la guerre. Il était ordonné de rester neutre entre ces parties.
En 1994, Paris et Bruxelles lancent l'opération Amaryllis pour évacuer leurs ressortissants. Puis, le Conseil de Sécurité vote une résolution autorisant la France à "assurer de manière impartiale la sécurité et la protection des populations menacées du Rwanda".
La force multinationale Turquoise regroupe 3060 hommes. La Légion se met en place au sud. Le 28 juin 1994, acheminée depuis Nîmes, la 1ère compagnie du 2°REI est la première à pied d'oeuvre. Elle prend en compte le camp de Nyarushishi. La 3ème compagnie, en mission en RCA , rejoint le dispositif quelques jours plus tard. Les premières récupérations d'armement ont lieu à Cyangugu, où, dès le 24 juillet, 100 AK 47 et 13 RPG7 accompagnés de leurs munitions, sont saisis.

Simultanément, s'engagent des opérations de sécurisation de la population et notamment d'interception des bandes de pillards armés.
Parallèlement aux interventions armées, l'aspect humanitaire devient une tâche prioritaire devant l'ampleur de la famine et des maladies associées. Le 21 août 1994, l'opération Turquoise s'achève, le groupement est relevé par les contingents africains de la Minuar 2. La 3ème compagnie regagne Bouar en RCA, tandis que la 1ère compagnie regagne Nîmes.



